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Comment détecter la phobie scolaire ?

Enfant et phobie scolaire

La phobie scolaire est un trouble à prendre au sérieux et surtout à ne pas négliger, il en va de l’avenir de vos enfants, mais comment reconnaître la phobie scolaire, et comment y faire face ?

1. Qu’est-ce que la phobie scolaire ?

Il s’agit d’un enfant qui, brutalement ou progressivement, ne veut plus aller à l’école, alors qu’à la maison il ne refuse jamais de travailler. C’est ce qui distingue la phobie scolaire du refus scolaire. Avant d’aller à l’école, l’enfant peut présenter des signes physiques d’angoisse : tachycardie, nausées, pâleur, maux de ventre... et justifier ainsi son refus de se rendre à l’école. Il ne s’agit pas d’un caprice mais bien d’une véritable phobie.

La phobie peut être déclenchée par un traumatisme provoqué par un événement particulier (racket, violence physique, harcèlement moral…). Dans ce cas, dès que l’enfant se sentira à nouveau en sécurité, sa peur disparaîtra. D'autres fois, les origines sont plus difficiles à identifier.

2. Les troubles comportementaux de la phobie scolaire

Ce qui rend souvent le diagnostic de la phobie scolaire difficile c'est que les symptômes que présente l'enfant peuvent être associés à n'importe quelle autre maladie. L'enfant qui souffre de phobie scolaire va d'abord s'absenter un petit peu puis de plus en plus souvent pour finalement ne plus du tout aller à l’école. La simple idée d'y retourner le rend véritablement malade. Il est totalement paralysé chez lui. Cependant, à la maison tout va bien et il a l'air d'être un enfant parfaitement normal. Il est comme d'habitude et rien ne semble avoir changé dans son comportement.

La manifestation de la phobie scolaire peut se traduire par différents troubles comportementaux :

  • L'enfant manifeste des signes de forte anxiété : l'anxiété peut-être observée à partir de l'apparition de tremblements, d'une certaine pâleur, de sueurs ou de douleurs physiques comme des maux de ventre ou de tête.
  • Chez certains enfants, les pleurs, les cris et l'agitation avant d'aller à l'école sont fréquents. On note parfois une augmentation de l'intensité des plaintes de l'enfant plus on se rapproche de l'école.
  • L'enfant peut être agressif voire violent avec la personne qui le contraint à aller en cours.
  • L'enfant évite le milieu scolaire: un enfant pourra par exemple errer dans la rue en attendant l'heure de la fin des cours pour rentrer. Ou, une fois arrivé à l'école, se faire admettre à l'infirmerie pour ne pas aller en cours.
  • La mise en évidence des différences sociales est redoutée : c'est particulièrement vrai pour toutes les situations sociales où il peut y avoir comparaison, compétition et jugements entre plusieurs enfants comme par exemple lors d'un cours de sport en équipe, ou lors d'une interrogation orale.
  • L'enfant peut aimer apprendre mais ne souhaite pas le faire à l'école. Certains enfants peuvent cependant refuser en bloc toute forme d'apprentissage.
  • L'enfant a peur de mal faire ou d'être désapprouvé par les autres. Cette peur peut être à l'origine d'un isolement social et de l'absence de prise d'initiative.

L'enfant qui souffre de phobie scolaire est un enfant qui est décrit, quand il est en cours, comme étant :

  • craintif,
  • peu sociable et/ou très timide,
  • souvent en retrait ou isolé,
  • toujours en attente d'encouragements,
  • souvent absent en cours sans justification valable.

D'autre part, ses absences répétées et injustifiées, associées à une baisse des résultats scolaires, peuvent faire penser à un échec scolaire.

ATTENTION : pour pouvoir parler de phobie scolaire, les troubles ou signes décrits précédemment doivent durer depuis au moins 6 mois.

3. Comment réagir ?

Phobie scolaire de l'ado

Il peut être utile de rencontrer l'enseignant ou l’un des enseignants de l'enfant, qui pourra peut-être vous éclairer sur l’origine du problème. En revanche, si la phobie persiste de façon disproportionnée, n’hésitez pas à consulter un pédopsychiatre ou un psychologue. La phobie scolaire n’est pas un problème à négliger car elle peut entraîner un repli sur soi, une désocialisation, une dépression... avec alors un échec scolaire.

Deux points sont essentiels : ne pas culpabiliser et agir rapidement.

Les parents n’ont pas à culpabiliser, l’éducation n’a rien à voir avec la phobie scolaire. Même les psychiatres ont du mal à trouver les causes réelles d’une phobie scolaire, alors ne pensez pas que vous êtes responsables ! Votre enfant aura besoin de votre soutien et de votre aide, ne vous montrez pas angoissé, soyez serein pour l’aider au mieux !

Agir rapidement, c'est-à-dire qu’il faut essayer de "soigner" cette phobie le plus tôt possible, dans la mesure où elle est souvent diagnostiquée tardivement. Plus le temps passe, plus la phobie s’installe, moins l’enfant va à l’école, et s’il en arrive à être déscolarisé, ce sera encore plus difficile d'en venir à bout. Prenez aussi soin d'alerter l’école afin de ne pas créer plus de problèmes à votre enfant, comme le renvoi temporaire ou définitif, ou pire, le passage en conseil de discipline. Le personnel enseignant connaît désormais bien cette maladie et se montre en général très compréhensif dans ces situations.

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